Comparer les différents outils de consolidation

Si les directions financières se contentaient par le passé de sortir les comptes consolidés dans le respect des normes légales et réglementaires, ce n’est plus suffisant aujourd’hui. La pression des chiffres ne cesse de se renforcer et pour ne rien simplifier, la structure des organisations évolue de plus en plus fréquemment. Les fonctionnalités classiques des outils permettant de couvrir les aspects normatifs de la consolidation restent évidemment un prérequis mais ne répondent pas aux besoins actuels de pilotage de la performance dans les groupes. Voyons donc quels sont les changements dans la manière d’appréhender ses processus de consolidation et leur impact sur le choix des outils…

Un changement de fond dans les enjeux
liés à la consolidation

C’est tout d’abord le périmètre de la consolidation qui a changé : l’analyse du P&L par entité juridique ne permet pas de raisonner par BU, par pays, par régions, par activité… or, les groupes prennent leurs décisions en croisant ces différents critères avec les entités juridiques. On passe donc à une lecture « business » du P&L consolidé, par « destinations » ou « entités analytiques » plutôt que par format juridique. L’objectif est d’améliorer le pilotage de l’EBITDA par activités car c’est l’indicateur de référence sur les marchés.

Ce changement de fond n’épargne pas le bilan et les sujets portés historiquement par les entités juridiques que l’on doit également détailler par axes analytiques pour être en mesure de fournir des KPI consolidés par activités, ce qui est moins naturel que pour le P&L mais tout aussi important.

Cela concerne en premier lieu le cash pour présenter des tableaux d’analyse de flux de trésorerie par BU et plus seulement par entité juridique et il en va de même pour le DSO. Les indicateurs du BFR (délais de paiement, taux de rotation des stocks, etc.) sont également pilotés à une maille business ainsi que le CAPEX pour pouvoir suivre les flux d’investissements consolidés par BU ou encore les éléments d’annexes, tels que les effectifs par exemple, afin de les répartir par activités …

La conclusion est sans appel : le reporting ne peut plus être dissocié de la consolidation et cela renforce certaines exigences au niveau du groupe, mais aussi et surtout, au niveau des filiales, afin de bien intégrer la dimension opérationnelle. On n’envisage plus de faire un projet de consolidation sans que le business soit au cœur de la démarche et cela pose de vraies problématiques sur les référentiels de données mais aussi de gouvernance et de management pour réussir à impliquer les responsables de BU et de filiales… La dimension collaborative est en effet la clé pour sécuriser l’alimentation des données et les valoriser.

Nos experts ont d’ailleurs partagé de nombreux conseils dans notre dernier Ebook pour aider les directions financières à répondre aux grands enjeux de reporting / consolidation difficilement traités par les outils EPM :

Réussir votre projet d’internalisation de la consolidation

Les nouvelles tendances dans l’approche fonctionnelle des outils de consolidation

La recherche puis le choix d’un logiciel de consolidation doit tenir compte désormais du niveau attendu d’intégration et de convergence entre la consolidation et le reporting de gestion. C’est ce point qui permet de mieux répartir les attentes fonctionnelles selon trois niveaux de maturité :

Le premier niveau consiste à faire uniquement la consolidation et un reporting très simple. Le logiciel est complètement standardisé en ce qui concerne la partie statutaire et intègre quelques fonctions de reporting.

Dans le niveau suivant, la consolidation est toujours très dominante mais on intègre des fonctionnalités de reporting plus avancées. Les plans de comptes restent encore différents entre la consolidation et le reporting et cela nécessite des actions de réconciliation chronophages pour les équipes que les outils peuvent plus ou moins faciliter. En revanche, les équipes financières peuvent désormais analyser les données de consolidation détaillées par activités.

Dans ce troisième niveau, l’approche est nativement multidimensionnelle pour une convergence optimale. Les référentiels des plans de comptes, des entités et des activités sont communs de telle sorte que toute modification sur un processus de consolidation impacte les processus de reporting, et vice-versa. Cette intégration dans l’outil permet aux équipes financières de fournir facilement des P&L consolidés par entités analytiques afin d’avoir une meilleure visibilité sur les centres de coûts et les éléments qui créent le plus de valeur.

Quels logiciels de consolidation choisir ? Comment leurs atouts s’expriment selon le contexte ?

Il existe différentes solutions sur le marché dont les atouts s’expriment différemment par rapport à ces trois niveaux et selon l’organisation, la stratégie de développement ainsi que la nature des activités du groupe…

Oracle HFM, l’outil éprouvé
bénéficiant d’un écosystème important

Oracle HFM est un outil qui a largement fait ses preuves pour fiabiliser les processus de consolidation et de reporting, avec de nombreuses références dans le monde entier. HFM est capable de gérer l’analytique sur plusieurs axes et propose le module SmartView qui permet de faire des analyses complémentaires et du datacrunching de manière très puissante dans Excel. Certes, l’outil est aussi réputé pour être un peu technique à appréhender, mais il dispose de capacités d’adaptation très étendues pour adapter son fonctionnement à tout type de besoins.

Amelkis Opera, l’outil très abouti en termes de fonctionnalités qui permet d’intégrer le reporting et le prévisionnel

Amelkis Opera est également un outil très éprouvé avec de nombreuses références clients en France. Un de ses avantages majeurs est d’avoir été conçu pour automatiser au maximum les processus et améliorer l’efficacité des utilisateurs, c’est pourquoi il connaît un franc succès auprès des groupes qui souhaitent réinternaliser leur processus de consolidation et auprès des experts comptables. Le pré-paramétrage de la consolidation est sans conteste le plus abouti sur le marché. L’administration de l’outil est directement à la main des fonctionnels, y compris pour faire évoluer la structure des données. Bref, c’est un outil très intuitif pour une couverture EPM vraiment complète puisqu’il intègre des possibilités d’élaboration budgétaire et de Dashboarding…

Pour découvrir toute sa valeur ajoutée, nos experts mettent à votre disposition une SmartReview :

OneStream, le choix d’une plateforme financière puissante et évolutive

OneStream XF dispose d’un premier niveau de paramétrage pour la consolidation mais sa force réside surtout dans le fait que c’est une plateforme complète qui permet d’unifier et de regrouper tous les processus et les référentiels, avec une capacité d’évolution quasiment sans limite. Pour gérer plusieurs référentiels de données simplement et simultanément, OneStream intègre nativement un ETL assurant toutes les opérations nécessaires d’intégration de données, ce qui permet ensuite aux utilisateurs de s’affranchir des problématiques de conversions et correspondances au moment de travailler sur le reporting. Cette gestion multi-référentiels est son vrai point fort puisqu’elle permet de traiter la consolidation statutaire de manière analytique dès le départ.

Pour mieux comprendre sa valeur ajoutée et pourquoi OneStream correspond à nouvelle génération d’outils où l’on peut tout faire, nos experts mettent à votre disposition une SmartReview :

Oracle FCCS, le nouvel outil de consolidation Cloud d’Oracle

Oracle FCCS est la nouvelle solution d’Oracle pour la consolidation, complètement intégrée à sa suite EPM dans le Cloud, et dont l’utilisation croisée avec PBCS permet d’avoir une approche complète. Grâce à son ergonomie moderne et intuitive, FCCS facilite l’administration des règles par rapport à HFM. La solution dispose déjà de bonnes bases pour la consolidation et des développements sont en cours chez Oracle pour en faire une future alternative aux autres solutions…

Faire le bon choix commence par savoir prendre du recul…

Bien choisir son outil de consolidation exige d’apprécier les fonctionnalités des différentes solutions en se projetant dans la durée et en anticipant le développement des activités du groupe. Pour cela, le meilleur moyen est de prendre du recul avec des consultants experts dans le cadre d’une étude de cadrage préalable. La double expertise métier et applicative des équipes Smarthys nous permet de faire converger les dimensions processus, organisationnel et système financier lors de cette étude préalable afin d’obtenir trois bénéfices majeurs :

  • Nous vous aidons à bien cadrer vos besoins et à vous positionner par rapport auxtrois niveaux d’intégration entre la consolidation et le reporting de gestion,
  • Nous mettons en évidence les atouts des différentes solutions de tous les éditeurs, y compris Tagetik et SAP BFC, au regard de votre contexte et des objectifs fixés,
  • Nous construisons ensemble un plan projet parfaitement adapté avec une feuille de route claire pour réussir le projet.

Tous nos clients qui ont choisi de passer par cette étude de cadrage ont confirmé que cela leur avait permis d’y voir clair et de mieux appréhender la capacité de création de valeur du projet…