Transition vers Oracle EPM 11.2 : ce qu’il faut retenir

C’est lors d’Open World 2017 qu’Oracle a annoncé la sortie de la version Oracle Hyperion EPM 11.2 pour début 2019. Reportée à l’été, c’est finalement en décembre que nous avons pu découvrir et tester la dernière version de la solution.

Oracle nous propose une nouvelle version dont les apports sont pour l’instant davantage techniques que centrés sur des nouveautés utilisateurs.

Le SmartLab, notre centre d’innovation interne dédié à l’innovation autour des solutions EPM et BI, s’est donc penché sur l’installation et le benchmark d’Oracle EPM 11.2.

Décryptage sur l’infrastructure, sur l’utilisation de la solution et sur les prochaines étapes côté Oracle et SmartLab.

Nos observations sur l’infrastructure liée à Oracle EPM 11.2

L’installation est relativement proche de la 11.1.2.4 mais plusieurs éléments différenciants sont à retenir.

Les services OHS et Web Logic sont désormais fusionnés dans Web Logic 12 (couche qui gère l’interface web de l’application) et non plus sur des services Windows séparés. Le nombre de services par composant diminue donc.

L’infrastructure locale devra évoluer pour passer sur Oracle Hyperion 11.2, il est en effet nécessaire de changer de version Windows et de base de données. Pour rappel, aujourd’hui les utilisateurs en 11.1.2.4 sont en Windows Server 2012 et Microsoft SQL Server 2012. C’est donc une migration conséquente qui permettra également d’accéder pour ceux qui le souhaitent à la dernière version de la base de données Oracle (la 12C).

Si le processus de migration signifie une réinstallation classique de la solution, il est intéressant de noter que toutes les prochaines mises à jour seront simplifiées et ne nécessiteront plus de migration lourde. En effet, les utilisateurs bénéficieront d’un enrichissement permanent de la solution et de nouvelles options disponibles sans faire de mises à jour majeures et pourront ajouter facilement des modules fonctionnels complémentaires selon leurs besoins. C’est pour cette raison que la 11.2, particulièrement aboutie, sera maintenue 10 ans. Oracle assurera ainsi envers ses clients un support jusqu’en 2030, contrairement aux périodes de 5 ans connues jusqu’ici.

Enfin d’un point de vue compatibilité, la 11.2 était annoncée SQL Server 2016. Dans les faits, notre SmartLab a pu la tester sur du SQL Server 2017 de façon particulièrement probante.

Nos observations sur l’utilisation de la version 11.2

D’un point de vue utilisateurs, il est annoncé l’abandon d’EPMA (EPM Architect), qui sera remplacé par DRM (Data Relationship Management) avec la promesse d’être plus souple et plus puissant. Les clients pourront bénéficier d’une partie des possibilités de DRM avant de passer à un licensing payant dans un second temps s’ils le souhaitent. A noter que les restrictions d’utilisation de DRM (le fait de se limiter aux features gratuites) ne sont pas techniques mais reposent « sur l’honneur ».

Une amélioration du pilotage des metadata, aujourd’hui gérées en dehors de l’application, est par ailleurs à venir. L’arrivée de l’outil Native MetaData Editor permettra de les modifier  directement en ligne.

Côté interface, chaque utilisateur retrouvera facilement ses mécanismes habituels puisque qu’elle est identique à celle de la 11.1.2.4. Pas de risque de régression potentielle mais soulignons que sur Planning, l’interface simplifiée a cependant été modifiée au profit de l’interface dite « Workspace » des versions précédentes.

Si l’on étudie la nouvelle version d’Oracle EPM 11.2 dans sa globalité (Oracle HFM et Oracle Planning), nos experts ont pu noter suite à l’installation quelques dysfonctionnements à l’ouvertures des rapports, qui devraient être solutionnés par Oracle très prochainement.

Enfin, la solution est prise en charge sur les dernières versions de Firefox, Google Chrome, Internet Explorer et Microsoft Edge bien que seuls Firefox et Internet Explorer soient à ce stade officiellement supportés. La valeur ajoutée du SmartLab est cette capacité à définir et observer le temps de réaction et de traitement de la solution sur un nombre de tâches, de modules, et de calculs définis. Ci-après le classement des navigateurs en termes de performance :

  1. Firefox
  2. Google Chrome
  3. Internet Explorer
  4. Microsoft Edge : nous avons constaté quelques bugs et des temps de performance relativement longs sur certains modules (2 fois plus élevé en moyenne).

Les prochaines étapes côté Oracle EPM et côté SmartLab

Oracle doit confirmer la compatibilité de la 11.2 avec Windows Server 2016. Nous attendons également la disponibilité de l’outil Native MetaData Editor.

Parmi les ajouts fonctionnels annoncés par Oracle, les contrôleurs de gestions et consolideurs apprécieront les nouvelles features à venir, notamment :

  • Hyperion Financial Management: Consolidations automatisées configurables par les administrateurs, nouvel outil Native Metadata Editor en remplacement de Metadata Management, purge possible des tables source après l’importation, amélioration des performances.
  • EPM Infrastructure: certifications tierces supplémentaires.
  • Hyperion Planning: smart Push, extension Smart View pour éditer les dimensions, prise en charge étendue des attributs, intersections valides.
  • Data Relationship Management: scripts batch pour faciliter le remplacement d’EPMA, expérience DRG renforcée, approbation DRG de Masse, connexion SFTP.

Découvrez l’ensemble des caractéristiques d’Oracle EPM 11.2 sur le blog de l’éditeur !.

 

Nos experts du SmartLab vont poursuivre quant à eux les tests et aller plus loin dans les benchmarks de performance en travaillant sur des bases de données avec des volumes plus conséquents.

L’étude des possibilités Weblogic se poursuit, l’équipe étudie le sujet et analyse actuellement les changements et les impacts sur la 11.2.

Le SmartLab confirmera au plus tôt la probable certification de la solution avec SQL Server 2017 et Windows Server 2016.

Comment bien préparer votre migration vers Oracle EPM 11.2 ?

On retient en conclusion de ces premiers tests de la nouvelle version d’Oracle EPM 11.2 une migration toujours importante mais finalement pas de grandes mises à jour fonctionnelles. On note plutôt un changement de la philosophie Hyperion traditionnelle, avec une version évolutive dans le temps grâce à des features délivrées par des mises à jour plutôt que par des migrations coûteuses et chronophages.

Cette nouvelle version permet toutefois une remise à plat de l’environnement technique, et c’est tout l’intérêt d’organiser un SmartBench avec nos experts pour faire le point sur les aspects techniques et réfléchir ensemble à l’optimisation de votre EPM. Nous proposons notamment à nos clients intéressés de tester la mise en œuvre des nouvelles offres sur lesquelles nous travaillons dans le cadre d’un POC (Proof of Concept).

N’attendez pas et initiez une démarche SmartBench pour l’analyse et l’évaluation d’une migration de vos applications vers la version 11.2.